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  • : Le blog de Saroune
  • : pas de poésie mais quelques mots posés sur le coin d'une feuille, un soir d'inspiration.
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6 juillet 2008 7 06 /07 /juillet /2008 17:16
Batir
Espace
Espace vide
Pierres
Extraites des carrières
Sueur de taille
Larmes de l'Homme
Pierres qui montent
Petit à petit
Pierres taillées
Montées
Et surmontées
Vers l'immense
Se rejoignent
Enfin
Et l'espace se remplit
De Voix, de Chants
De Silence
Et la sueur devient
Lumière
Et les larmes deviennent
Prières
Et Dieu est là.
 
 
Batir (bis)
Pièce vide
Sans acteurs
Un murmure, quelques pas,
Et quelqu'uns se mettent en marchent...
D'horizons différents
Chacun à son rythme est venu
Sac pesant sur le dosPélerins d'un jour
Pierres du chemin et pieds
Ne font pas bon ménage
Et lorsque tous sont là
Réunis...
Paroles
         Gestes
                  Esquisses de personnages
S'entrainent les uns aux autres
 
Et la vie jaillit du texte
Que l'on croyait sans âme
Et quelqu'uns deviennent
Unité
Et le texte devient
Parole
 
Conques, 15.08.05
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6 juillet 2008 7 06 /07 /juillet /2008 17:14
 
Une heure pour tout décrire !
Un matin comme un autre
Au sortir de la tente
Quelques salutations vaseuses
Souriantes, sentant la nuit courte
Un regard, une table
Foisonnement
      de bols,
           de cuillères
                   de café
                       de sourires
                                de pain
                                    de chocolat
                                             de rires
Arrivée des uns
                     Douche des autres
Premières gorgées
                     Premiers échanges
 
Confiture
         Pain
            Thé
               Beurre
                   Chocolat
                        Croissants
                                  Café
                                     Nutella
Et tout s'enchaine
                   Vaisselle
                         Douche
                             Rangement
                                  Laver les dents !
Et la journée commence...
 
Une heure,
Et tout est là :
Les uns, les autres, le groupe, la troupe
Eux, moi, nous, ensemble
Une seule trace sur le sable des jours.
Aurillac, 22.08.05
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6 juillet 2008 7 06 /07 /juillet /2008 17:11
Croiser quelqu'un du bout des yeux
Saisir au vol les mots qu'il a laissés
Et puis m'arrêter, me retourner vers lui
Le regarder d'abord, étonné qu'il soit là.
 
Et puis choisir de m'approcher
Pas à Pas, mot à mot
Il a beau me contester
Il faut que j'ose sa présence
il me faut exister un peu plus, un peu mieux.
 
Je t'aime, je crois, un peu plus qu'il ne le faut
Il y a derrière toi bien plus que toi-même.
Cette patience où tu me reçois se terre là
au creux de l'amour où tu guettes le monde
 
J'étais sauvage, je suis apprivoisé
J'étais seule, je deviens ton amie.
1989
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6 juillet 2008 7 06 /07 /juillet /2008 17:10

Quelle expérience fascinante, pour une professeur de sciences physiques, que de monter sur une moto.

De prime abord, elle ne m'inspire qu'une confiance relative et limitée. Surface de contact avec le sol réduite, une puissance d'accélération impressionnante. Mouais, il y a bien que la couleur qui soit à mon goût, sans risque, et encore ! Rouge... Couleur évocatrice, non ? Et pourtant ce n'est pas le rouge sang qui me vient à l'esprit en la voyant, c'est plutôt rouge coccinelle, rose rouge, rouge à lèvre...

Enfin bref, c'est le moment. Top départ... Ah ? Non ? Ah oui, il faut enfiler des gants, un gros blouson même s'il fait chaud et surtout, un casque. Harnachée comme un gladiateur. Voilà, j'y suis. Calée sur le siège arrière. Je dirais perchée sur l'arrière de la selle, pour être précise. En équilibre instable. On dit que c'est comme le vélo... Ceux qui le disent ne sont jamais monter sur une moto, ou alors, on n'a pas eu les mêmes vélos... Je m'inscrit donc en faux : C'est différent. La largeur et le poids de l'engin donnent un eimpression complètement différente, à cent lieues de celle donnée par un vélo. Mais heureusement, ce n'est pas moi qui conduit.

Pour la passagère que je suis, deux solutions pour remplacer la ceinture de sécurité. Soit s'agripper à la poignée derrière soi. Avantage : On peut serrer aussi fort que l'on veut, ça dérangera personne... Inconvénient : c'est derrière, donc, faut avoir les bras forts et musclés parce que ça tire un max; Et on n'est pas solidaire du chauffeur, ce qui peut être un inconvénient majeur dans les virages. Seconde solution; la meilleure, selon moi : Se coller au conducteur et s'y tenir. Avantage : Et bien, ma foi, bien plus d'avantage que l'autre solution... Inconvénient : Un seul, pour le moment : Il faut maîtriser les effets de la variation de vitesse sur son cou et donc, par conséquent, sur le casque. Pour ne pas qu'il aille cogner sur celui du conducteur. Avec un peu d'expérience, cela doit venir assez facilement.

Ca y est, ça roule ! Bon, finalement, ce serait presque agréable... Les vibations sont les mêmes que dans une voiture mais plus proches. Sentir le vent s'infiltrer un peu partout. Cette sensation de vitesse, c'est grisant. Peu ou presque de protections et pourtant, ce sentiment de sécurité. D'où vient-il ? Difficile à dire. Est-ce la confiance en ce mode de transport qui vient peu à peu ? Ou en son conducteur ? Un peu des deux, je pense... Au fur et à mesure que le temps passe, j'apprécie la balade. De plus en plus. L'occasion pour moi de regarder défiler le paysage et d'observer le centre de gravité du système en mouvement. Très important, le centre de gravité. Il faut que celui du conducteur et celui de la moto soit alignés, sinon, c'est la chute. Et en tant que passagère, mon rôle est d'aligner le mien sur le leur. d'où l'interêt "physique" de coller au conducteur : Les deux centres de gravité oscillent en même temps.

J'avoue avoir fermé les yeux une fois. Sur la place de l'Etoile. déjà les pavés, la première fois, ça surprend. Et des images de moi sur le pvé, les paumes écorchées à côté du vélo ont ressurgi par flash. Mais cela passe très vite... La confiance est là et je n'est plus peur depuis dix minutes après notre départ. Non, la peur vient surtout de la proximité soudaine des voitures, et de leur nombre. Je serre un peu plus les genoux, des fois qu'un rétroviseur mal ajusté les heurterait par mégarde. Meis je rouvre bien vite les yeux pour ne pas manquer une miette du spectacle.

Au retour, c'est en descendant de la moto et en ôtant mon casque que le sentiment de liberté et l'impression de puissance me frappent de plein fouet. Du coup, je n'ose plus rien dire à mon chauffeur d'un soir. Il mériterait pourtant toute ma reconnaissance pour m'avoir réconciliée avec ce mode de transport.

Voilà, l'aventure s'arrète là. Ou pas tout à fait, en réalité. Depuis ce jour, je ne regarde plus les motos et les motards sous le même angle. Et ce bruit de moteur, même s'il fait se serrer mes mains sur le volant de ma jolie clio parce que j'ai toujours peur d'en renverser un sans le vouloir; ce bruit si particulier suffit, à la fin d'une journée de durs affrontements et de négociations avec les élèves,  à réchauffer mon coeur las. Alors le sourire reprend possession de mes lèvres et les pression s'allège quelque peu.

Reste alors, pour la scientifique que je suis, à concocter un petit exercice spécial motard pour mes élèves, grâce aux connaissances et sensations nouvelles.

Merci donc à toi, gentil motard. Tu as tous mes remerciements et bien plus encore :)

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6 juillet 2008 7 06 /07 /juillet /2008 17:09

Vaste plaine où le vent ondule
Et s'enroule dans les hautes herbes
Vaste plaine, étendue mouvante
Et silencieuse...

Roulement sourd, grondement rythmé
Dans le lointain.
Les étendards, étouffant mouvement
Immobiles sur les hauteurs

Montée en puissance du silence
Vague grondement qui s'amplifie
Angoissante immobilité
De l'horizon.

Quelques cris enfin, plus distincts
Remous improbables de la lande
Reflets insolents
Du soleil levant.

Foule ruisselante et majestueuse
Puissance contenue
Nouvel horizon scintillant
Marche éclatante des guerriers_

Aix en Othe, juin 2003

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6 juillet 2008 7 06 /07 /juillet /2008 17:08

Lent balancement
des feuilles
Bruissement légers
des branchages
Discrets craquelements
dans le sous-bois

Pause, soudain
Retenue de souffle
Menacante parenthèse
De silence

Déchirures, fracas de branches
Qui s'effondrent
Affolement des feuilles brisées
Ecrasement de la terre battue
La forêt plie, malemenée
Les guerriers passent.

16/02/04
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6 juillet 2008 7 06 /07 /juillet /2008 17:04

Forêt,
Vaste territoire inconnu
Où le bleu se fond vers le sol
Dans une cascade rêveuse.

Ecran serré où l'oeil peine
A percevoir le pas suivant.
Source d'imagination et de mystère.

Clochette soudain,
Tourne la tête, trop tard.
Furtif mouvement qui disparait,
Taches claires comme respiration du feuillage.

Chemin à peine tracé,
Devient sente fréquentée.
Guide espiègle vers l'orée,
Sans jamais voir, ni toucher,
Encore faut-il remercier.

Immensité si vivante,
Contrastes flous entre éveil
Et fantastiques.
Déjà se referme comme un rideau,
Forêt.

Aix en Othe, juin 2003

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4 juillet 2008 5 04 /07 /juillet /2008 16:10
Voilà, c'est fait.
Un peu d'appréhension malgré tout.
Après plusieurs années d'interrogations diverses et des mois de suggestions "amicales", je me lance dans... dans quoi, d'ailleurs ?
Je ne sais pas trop, à part que j'avais envie de partager ce que je fais les jours où je m'sens seule, où j'ai la pêche, pendant les heures de surveillance...
Quelques photos, pas forcément toutes bien réussies, quelques textes, pas forcément tous bien écrits...
Il arrive tôt ou tard un jour où vous vous sentez le besoin d'être jugé sur ce que vous faites, une manière d'avoir un peu de reconnaissance, avant d'oser...
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